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Monoprix : wait and see sur Pinterest

monoprix pinterestAprès Facebook et Twitter, il n’aura pas fallu longtemps à Monoprix pour prendre position sur le réseau social Pinterest. Une démarche qui vient renforcer son positionnement en tant qu’enseigne résolument tournée vers le social.

Opération séduction pour Monoprix. Depuis mars, l’enseigne donne rendez-vous à ses clients sur Pinterest, le réseau social qui met l’image au cœur de la communication. Lors de son lancement sur Pinterest, Monoprix a initié une mécanique promotionnelle visant à  inviter ses consommatrices à rechercher un produit sur un board géant. Pour gagner des bons d’achat, ces dernières devaient se rendre sur Facebook et Twitter pour y trouver des indices. Grâce à cette mécanique promotionnelle, Monoprix a su faire découvrir à ses consommateurs  sa sélection de produit fashion, food, beauté et décoration. Un positionnement lifestyle en adéquation avec ces clients précurseurs.  « Cet outil, facile à utiliser, est un excellent canal pour valoriser les produits de l’enseigne », explique Pierre Bernet, directeur de FullSIX, l’agence de marketing digital de Monoprix. « Il correspond à un cœur de cible très féminin ». L’enseigne poursuit son cheminement sur le web social et ajoute une nouvelle pierre à son édifice social. Et à Pierre Bernet de préciser : « Pinterest vient amplifier les opérations  promotionnelles  et réenchanter la relation client ».

Une position d’observateur

Malgré l’appétence pour le canal social, l’enseigne progresse piano piano sur Pinterest.  Une stratégie que le directeur de FullSIX explique facilement d’ailleurs : «l’écueil est de vouloir trop dire, tout de suite, trop vite. Nous ne voulons pas baser notre succès uniquement sur une stratégie de contenu. Pour le moment, nous sommes est en phase d’observation. Car si le phénomène s’est vite propagé aux Etats-Unis notamment, il est encore impossible de se projeter dans les prochains mois car l’audience est encore incertaine, bien que certains affirment déjà que le trafic de Pinterest a dépassé celui de Facebook ( ndrl : +4000% en 6 mois) ». Monoprix profite ainsi de sa présence pour interagir avec ses clients et,  ainsi augmenter son taux d’engagement.  En plus, le distributeur espère générer du trafic additionnel sur son site. Sans compter l’optimisation de son référencement SEO. « Aujourd’hui, chaque réseau suit sa propre stratégie et dispose  d’un écosystème qui se complète aux autres  : Twitter pour les effets d’annonce, Facebook, comme élément polyvalent, et Pinterest consacré à une cible de précurseurs », précise-t-il. Quant à Google+,  le parti pris est : « le test and learn ». Monoprix a diffusé une partie de son contenu, « On prend conscience que Google + est plus adapté à des communautés, donc une cible différente », ajoute-t-il.

Epingler, partager et recommander, mais rester observateur.  La stratégie de contenu de Monoprix se propage et commence à porter ses fruits. Actuellement, l’enseigne compte près de 300 contacts. Mais pas de quoi pour l’instant, monter en épingle le réseau social Pinterest….

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Cet article a été rédigé par :


Hélène Leremon

Son credo ? Elle est convaincue qu’il existe une plateforme e-commerce, une technologie, un outil CRM, ou une stratégie qui mène au succès d’une place de marché, d’une enseigne, d’une marque.


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4 commentaires pour cet article :

  1. Monoprix a bien su en quelques années changer son image vieillissante notamment grâce aux réseaux sociaux. Une belle étude de cas.

  2. Hélène Leremon dit :

    Vous avez raison, cela fait des années que Monoprix tente de trouver une nouvelle image. En déployant des points de vente de plus en plus adaptés à une cible urbaine, pressée, elle avait dejà franchi un cap.D’ailleurs, l’enseigne a inaugué en février dernier le drive piéton. Mais il est vrai qu’en misant sur les réseaux sociaux, elle a montré une fois de plus qu’elle était capable de s’adapter avec son époque. Reste a savoir si elle va continuer à être inventives sur ses stratégies. Car pour l’instant, elle ne fait qu’être présente et prend très peu de risque. D’autres enseignes, en revanche ont dejà considérablement avancé leurs pions.

  3. Merci pour votre retour Hélène. Ici il s’agit d’une reconstruction de l’image qui a commencé d’abord dans les boutiques puis qui a été relayé par l’image donnée sur les réseaux sociaux. Avez vous des exemples d’entreprises ayant fonctionné dans le sens inverse afin d’atteindre leur image voulue?

  4. Hélène Leremon dit :

    J’ai en mémoire des grands distributeurs qui ont mené des stratégies inverses et des marques de modes également. Mais dans ce cas, les réseaux sociaux sont utilisés pour engager la conversation avec leurs consommateurs. Elles jouent effectivement sur le capital sympathie pour renouer avec leurs clients pour ensuite les amenerdoucement mais surement vers des points de vente. Déjà en mettant en place des actions promotionnelles.

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